Bien informés pour être en lien
Si la Suisse sait faire une chose, c’est le service public. La Poste, les CFF ou la Banque nationale incarnent la fiabilité, la qualité et la confiance. Ils fonctionnent sur l’ensemble du territoire, indépendamment des aléas du marché, et servent le bien commun.
Cela vaut aussi pour la SSR. Elle est diverse, présente dans toutes les régions du pays et engagée en faveur de l’équilibre culturel et politique. Depuis des décennies, elle figure en tête des classements de confiance dans le paysage médiatique suisse. C’est le résultat d’un mandat constitutionnel clair et d’une conception fédérale et multilingue de l’espace public.
Après le non massif à l’initiative No Billag en 2018, les mêmes milieux tentent à nouveau de démanteler la SSR avec l’initiative soumise au vote en mars. Son acceptation serait fatale. La brèche ainsi créée attiserait la convoitise d’entreprises médiatiques à but lucratif, tandis que les principaux bénéficiaires seraient les plateformes de réseaux sociaux et les géants du Big Tech, toujours plus puissants. Ceux-ci ne sont redevables ni du bien commun ni de la vérité, mais d’un rendement maximal.
À l’heure de la désinformation et d’un tissu social fragilisé, notre pays a besoin de repères fiables, de mises en perspective et de débats équitables. La SSR offre cet espace où nous pouvons nous informer et nous former ensemble, débattre, nous énerver, nous réjouir, vibrer, rire et, ce faisant, mieux nous comprendre. Une SSR forte mérite notre soutien. Nous en avons plus que jamais besoin. Non à l’initiative contre la SSR.